Index
Eglise Interventions
Réflexions Caverne
d'Alibaba Le Passeur
Liturgie Pastorale
Tchao Bobonne !
Combien de fois
voit-on des couples
- bien partis -
se briser de façon inattendue...
C'est souvent dû à "une
rencontre"... quelqu'un qui a fait flasher...
L'histoire
semblait bien assise,
et voilà que tout d'un coup c'est "ailleurs"
qu'on regarde.
On a l'impression que c'est une nouvelle
vie qui commence,
une chance
inimaginée, inimaginable,
le
passage d'une petite fée...
l'impression
de perdre vingt ans tout d'un coup.
Les routines
volent en éclats,
on
redevient comme un gosse,
chaque
instant retrouve une intensité nouvelle, inespérée.
"Décidément,
que la vie est bonne, toujours à nous réserver des surprises"...
Mystérieusement,
la longue histoire
vécue en commun précédemment est "oubliée".
Je
ne vois plus en l'autre que les travers
et
je m'estime "Grand Seigneur"
que de l'avoir honorée de
ma présence
pendant autant d'années...
alors
que je suis qu'un misérable qui a perdu la maitrise de sa vie,
prêt
à abandonner, à renier ce qui faisait sa joie, sa fierté,
ses convictions,
tout
ce qui donnait sens à sa vie.
Un fétu
de paille, emporté par la bourrasque,
...qui croit que des ailes lui ont poussé !
Autour, on reste abasourdi.
On
ne reconnait plus l'ami, le frère, ...le père.
Mais
celui-ci semble totalement étranger
au regard d'autrui, aux signes, aux
appels...
Lobotomisé ?
...
une fusée fixée sur son objectif qui ne voit plus rien de ce qui
l'entoure
... un robot qui
avance droit vers son but,
bousculant, renversant, piétinant les obstacles
sur sa route.
De
l'amour?
ça n'en porte guère les traces...
L'amour véritable
est une étincelle
qui illumine, éclaire tout d'une lumière nouvelle,
c'est
une ouverture nouvelle sur le monde, sur les autres, tous les autres...
alors
que là
on assiste à une dégradation des relations, à
une "indifférence" aux autres.
Celui qui tire ainsi un trait sur son
passé
va dire que cette dégradation des relations n'est pas de
son fait,
que c'est dû à la morale judéo-chrétienne
- une morale castratrice -
et que lui est un homme libre !
Libre ? Oui.
Libre de piétiner,
libre d'oublier les engagements pris.
L'éléphant
dans un magasin de porcelaines précieuses,
libre de s'ébrouer
à sa guise.
L'éléphant qui ne
piétine pas "pour le plaisir"
et regrette d'être entouré
"d'autant de fragilités" !
Qualifier de "judéo-chrétien"
est pour beaucoup une façon de stigmatiser et condamner !
On
prône la société actuelle et ses valeurs "modernes",
une Morale sans morale...
une
société qui fait l'homme "riquiqui",
un
homme qui se modèle sur le plus grand commun diviseur,
au lieu de
regarder
du côté de Celui qui déploie en chacun ses possibilités
"divines"
pour qu'il devienne
de ceux qui illuminent, qui réjouissent,
qui vont tirer le monde "vers le haut".
Ce qui fait l'homme "homme"
- l'icone de Dieu qu'il est -,
c'est sa capacité à s'oublier
lui-même
pour se vouer à l'épanouissement de l'autre,
c'est
sa ténacité à aimer, à entourer de soin et de délicatesse,
même lorsque le sentiment n'est plus là,
simplement
parce qu'il s'est engagé,
et parce que l'autre en a besoin,
et
que c'est ça qui te fait véritablement "homme"
et
non simple "mammifère" conduit par ses pulsions...
Si tu veux savoir si ton chemin est
bon
sans rechercher pour
autant la faveur,
ni à être bien vu,
apprends cependant à te découvrir
dans le regard que les autres posent sur toi :
ne boude pas l'image de
toi qu'il te renvoie.
Apprends à
te découvrir surtout dans le regard que Dieu pose sur toi :
Si
tu peux faire bonne impression pour les autres,
pas question de le tromper,
lui !
Mais surtout, surtout...
- dans ce regard -
découvre-toi
aimé, respecté, appelé.
Dans
son regard tu ne liras aucun reproche :
simplement beaucoup d'amour...
Zachée,
la femme adultère, Paul, Pierre... en ont fait l'expérience bouleversante
!
Et si "la
vie" t'a jeté à terre, remonte en selle !
On peut avoir eu un coup de déprime, s'être égaré,
l'important
est de le reconnaître
et de "reprendre en mains" les rênes
de sa vie,
enrichi par cette expérience de notre fragilité
...et
ne s'imaginer pas "enfin libre"
sous prétexte que notre
monture
- folle -,
nous a entraîné par des chemins inattendus,
saccageant tout sur son passage !
Index Eglise Interventions Réflexions Caverne d'Alibaba Le Passeur Liturgie Pastorale