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Rencontre avec les enseignants de Ouaré
Août 2001
"Chacun, de sa place, quelle que soit sa position sociale, quels que soient ses choix de vie, ses attachements, ses valeurs ou ses fidélités, finit par découvrir un jour avec plus ou moins de brutalité, de stupeur, de résistances, de lucidité ou d'ouverture... qu'il est un infirme relationnel, un inadapté dans le partage intime, un handicapé de la communication proche.
Au niveau des aspirations, des intentions, des attentes et des demandes, la grande majorité des adultes comme des enfants recherche et désire accéder à une communication plus pleine, à des échanges plus vivants, à des relations plus créatrices.
Pourtant, au niveau de la réalité des faits et de la pratique, sur le terrain de la communication familiale, scolaire ou sociale, l'incommunicabilité règne et perdure envers et contre tout. C'est ainsi que les frustrations et les insatisfactions prennent le pas sur la convivialité. Les non-dits circulent et alimentent les malentendus dans le silence des frustrations. Le réactionnel l'emporte sur le relationnel. Les dynamiques d'opposition ouvertes ou larvées, de pseudo-acceptation et de soumission prédominent là où devraient s'épanouir des relations ouvertes et stimulantes, porteuses d'épanouissement et de changement.".
( "Heureux qui communique pour oser se dire et être entendu" Jacques Salomé )
Pour vous, qu'est-ce qui rend la communication difficile ?
Parmi ce qui peut rendre la communication, donc les relations, difficiles :
La non-reconnaissance est source de blessure et la non-reconnaissance de cette blessure va encore attiser celle-ci. Blessé, je vais infliger une blessure à l'autre pour lui faire voir ce que c'est que d'être blessé. Et l'autre - qui peut-être n'avait pas conscience d'avoir blessé - blessé à son tour, va vouloir faire sentir ce que c'est que d'être blessé ! ...
Celui qui a été blessé éprouve le besoin de blesser :
Il faut apprendre à décoder tout cela, ne pas s'imaginer toujours "personnellement visé",
ne pas confondre celui qui parle avec ce qu'il dit.
Pour améliorer la communication...
Cela permet :
La parole apaise, peut introduire à une analyse rationnelle des faits. Il vaut mille fois mieux aller voir quelqu'un et lui dire qu'on n'est pas content à cause de ceci ou de cela que de laisser la rancune ou la colère "nous bouffer".
Une bonne communication impose d'utiliser le "je" et d'inviter l'autre à faire de même, à dire ce qu'il pense, ressent, comment il voit les choses ( ça évite les tu-tu-tu qui finissent par fatiguer ou stresser ). C'est à partir de "je" que s'établit une communication.
Les situations conflictuelles
On peut être parfois surpris par la tournure d'évènements anodins ( "Il en fait tout un drame !" )
La rencontre d'une situation et d'un état affectif sous-jacent, entrant en résonance, peut produire des réactions brutales surprenantes, prenant possession de l'être tout entier, même si ce n'est que momentanément. Tout le monde se demande ce qui se passe...
A un fait, tout banal, est lié un ressenti et plus encore un retentissement par impact sur certaines zones de mon passé, certains évènements sensibles de ma propre histoire. Les autres ne comprennent pas, et souvent moi-même non plus, car ce sont des peurs ou des blessures que je veux oublier qui sont touchées et me mettent "à vif".
Ce qui fait l'intensité d'une situation conflictuelle, ce n'est pas seulement le problème objectif, mais aussi et même surtout sa résonance sur la personne.
Cet état affectif peut affecter plus ou moins profondément et plus ou moins durablement la personne.
L'intensité de la déstabilisation peut se traduire par :
Mais, elle peut aussi se traduire, à l'opposé par :
Qui ne sont que d'autres façons de fuir ses limites, ses blessures, ses peurs...
Il peut y avoir des "mal-communiquants",
en raison de schémas de communication inscrits, enfouis profondément en eux, pour différentes raisons :
Certains pourraient se dire "Je suis comme ça, il faudra bien vous y faire !"...
Découvrir plutôt la nécessité de communiquer : si je puis me satisfaire d'un niveau minimum de communication, je vis dans un monde où la communication est nécessaire ( professionnellement, socialement...).
Prendre conscience qu'alors un changement dans la façon de communiquer nécessitera de ma part un travail en profondeur. Je devrai m'astreindre à un nouveau type de relations.
Pour des relations saines
Toute relation est marquée par
quatre grands axes fondamentaux
demander, donner, recevoir, refuser
La relation est malade, déséquilibrée ou en souffrance si l'un de ces axes est défaillant, hypotrophié ou hypertrophié.
Mais la relation peut se vivre aussi en faisant jouer les rapports de force au maximum, et
... dur-dur de vivre dans un tel climat !
Ou alors avec des rapports de force au minimum facilitant la réciprocité des influences, l'acceptation des différences, la reconnaissance et le respect des vérités de chacun, et alors
et tout devient tellement plus facile, agréable et enrichissant !
Maintenant que nous avons repéré "comment nous fonctionnions", nous devons détenir certaines clefs nous permettant de mieux communiquer.
Chacun de nous peut se retrouver avec le trousseau en mains... et se retrouver à l'accrocher au premier clou venu, faisant jouer la force des habitudes ( la loi de la pesanteur ! ). Cependant, nous pouvons décider - ensemble - d'agir, et ainsi - avec des hauts et des bas - nous entraîner sur le chemin d'une meilleure communication où chacun trouvera son bien...
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